Un bideshi au Bangladesh

2 décembre 2013

Les lieux sans touriste, voilà de quoi je vous parle à chaque voyage. Un jour je ferai un guide touristique pour les non touristes. Un guide pour les voyageurs qui aiment le néant, la poussière et les trucs qui puent. Un jour je vous expliquerai pourquoi le plus beau lieu du monde (pour le moment) est à la frontière entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan…

Mais aujourd’hui me voilà à Dhaka. J’ai posé mon sac dans la capitale du Bangladesh depuis quatre jours. Un voyage pour découvrir le pays et pour travailler sur différents sujets, comme toujours donc… Je profite d’une connexions internet « correcte » pour faire ce post de début de voyage.

J’ai fait mon visa à l’arrivée à l’aéroport, toujours stressant mais sans réel soucis ni mauvaise surprise. J’ai un peu buggé à la question de M. Immigration  » Pourquoi avoir choisi le Bangladesh pour venir passer vos vacances ?! « … Ma réponse l’a autant surpris que sa question  » Pour voir des tigres, c’est beau les tigres du Bengale… « . Non mais oh, moi aussi je peux jouer au plus con ;)

Le pays s’anime depuis le début de l’année et depuis une semaine avant mon arrivée de nombreux blocages et actes violents ont eu lieux. Explosions de voitures, bus brulé (avec ses passagers…), caillassage, ponts piégés, etc… Plus d’infos par ici.

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Je suis actuellement « bloqué » dans la capitale ce qui permet de me poser un peu et d’organiser la suite du voyage. Il n’y a presque rien là où je suis et les hartal, ces blocages/grèves/violences ne se ressentent que par la présence des forces de polices armées à certains carrefours importants. C’est très compliqué de voir les hartal dans Dhaka, la ville étant immense les temps de réaction sont trop longs pour arriver sur les lieux d’un incident ou pour tout simplement avoir l’information à temps. De toute façon je ne suis pas là pour ça.

Je visite la ville et il y a de quoi faire, pas tant sur le plan touristique (il n’y a que très peu de lieux touristiques dans la ville, 5-6 tout au plus…) mais les curiosités y sont plus que nombreuses. On ressent comme une imbrication d’un tout dans un autre tout. Différentes villes, classes sociales, odeurs, types de bâtiments, hauteurs, populations, etc… le tout regroupé dans une entité appelée Dhaka. La ville est fatigante, poussiéreuse mais je suis déjà sous le charme. Les bangla sont curieux, demande d’où je viens, souris, me demandent de poser avec eux. Les voyageurs seuls sont rares ici surtout dans les petits restaurants de rue !

Rester bloqué par crainte d’un truc potentiel n’est pas vraiment mon truc… A suivre donc…

D’ici quelques jours je devrais partir pour une autre ville ou région du pays en espérant que les hartal et autres blocages le permettent. Les lignes de trains ont été coupées, littéralement, en enlevant certaines portions de rails et des bus sont annulés par sécurité. C’est assez difficile de savoir à quel point le risque est présent ou non.

PS.  bideshi = étranger…

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